Marie-Pier's profileTour de France et autres...BlogLists Tools Help

Marie-Pier Tremblay

Location
Interests

Tour de France et autres chroniques

LiveStrong
July 24

Dopage: révolution s'il vous plait

Alexandre Vinokourov a été contrôlé positif. À quoi, on s’en fout. Quand, comment, on s’en fout aussi, même qu’on a plus du tout envie de le savoir. On en a des hauts-le-cœur.

 

Contrairement à ce qu’on pourrait prétendre, cette annonce n’est pas la goutte qui fait déborder le vase, non, car il déborde depuis longtemps – depuis Armstrong, depuis Ullrich et Basso – non : c’est le coup qui le réduit en miettes. Évidemment les résultats de ces tests sont loin d’être surprenants : tout observateur du cyclisme, aussi peu perspicace soit-il, ne peut, en toute logique, ne pas s’être douté que les performances de Vinokourov fussent, en partie, redevables à sa collaboration suspecte avec le docteur italien Michele Ferrari et aux produits dopants que celui-ci lui procure. Le fait que Vinokourov soit dopé, c’était une évidence.

 

Et pourtant son échec aux contrôles sur le Tour 2007 font l’effet d’une bombe dans le milieu cycliste, déjà fortement ébranlé par la succession de scandales qui altère la crédibilité du sport depuis le commencement de l’affaire Puerto, en mai 2006, et qui mena, entres autres, à l’exclusion des deux favoris du Tour de France 2006 à la veille même de son départ. C’est qu’on a atteint le plus haut degré d’écoeurement : pour la première fois, on n’est plus certain que le cyclisme se relèvera d’une telle humiliation. C’est que même les plus naïfs ont compris cela : que le Tour de France 2007, supposément «plus propre que jamais» - selon les bouffons des instances officielles (UCI, ASO) - c’était un vrai cirque. On nous riait au visage.

 

Il faut comprendre que le dopage, dans ce milieu presque hermétique qu’est le cyclisme professionnel européen, c’est une culture enracinée au sein du peloton depuis des décennies. La plupart des professionnels se dopent parce qu’ils se voient acculés au mur, à l’impossibilité de vivre de leur passion, de leur sport, s’ils n’acceptent pas de tricher. Pour faire renouveler son contrat, il faut gagner : on ne gagne pas souvent, quand on a le désavantage d’être propre parmi les tricheurs. Le salaire en souffre aussi. Prenons les coureurs français, qui ne gagnent presque rien depuis des années, qui survivent tant bien que mal malgré le manque de commanditaires et qui font rire d’eux par le peloton, qui ne les prend pas au sérieux. La tentation est forte.

 

Il se trouve beaucoup d’observateurs pour suggérer qu’on laisse les coureurs se doper – «puisqu’ils le font tous», disent-ils – parce que le fait qu’ils prennent ou non des produits dopants ne gâche en rien le spectacle qu’offre la course cycliste. Ils prônent, ainsi que Jacques Anquetil, le libre-choix par rapport à son propre corps, sa propre santé. La proposition serait recevable, si les coureurs se dopaient tous également. S’ils avaient tous accès à des produits et à un suivi médical de la même qualité, ce qui n’est évidemment pas le cas. Avez-vous une idée de ce que peuvent coûter les programmes des Ferrari, Cecchini, Fuentes? Demandez aux états de compte bancaire de Jan Ullrich, pour voir. Ce ne sont pas les petits Français qui pourraient se payer la même chose. Ullrich et Armstrong sont multimillionnaires ; Thomas Voeckler doit faire 80 000$ CAN par année.

 

C’est cette injustice, d’abord, qui est condamnable dans le dopage. Ensuite, le fait qu’on force pratiquement les athlètes à mettre en péril leur santé, leur vie, même. Il y a des coureurs qui ne peuvent pas se doper autant que d’autres parce que leur organisme, moins tolérant, rejette les substances. Ils se rendent malades.

 

Ainsi, le dopage est réellement un fléau. Jusqu’ici, tout le monde est d’accord. Mais comment l’éradiquer ?

 

L’Union cycliste internationale (UCI) radote depuis des années qu’elle souhaite un renouveau dans le cyclisme, qu’elle pratiquera la tolérance zéro en ce qui concerne le dopage. Elle redouble de contrôles inopinés qui ne donnent pas grand-chose. Pire : elle fait signer une charte à tous les coureurs comme quoi ils s’engagent à ne pas se doper, sous peine de devoir rembourser un an de leur salaire. L’équipe allemande T-Mobile a été la première à faire signer tous ses coureurs, ce qui n’a pas empêché Patrick Sinkewitz, un membre de leur effectif, d’être contrôlé positif à peine deux semaines plus tard.

 

L’Amaury Sport Organisation (ASO) - la société organisatrice du Tour de France - se moque aussi de nous. Alors que de lourds soupçons pesaient sur Lance Armstrong au temps de sa domination, ils ne l’ont jamais exclu du Tour. Ils n’excluent pas non plus Rasmussen, le porteur du maillot jaune, dont les performances aussi sont ombragées de circonstances similaires.

 

Le problème, c’est qu’on n’ose pas attaquer franchement le fléau. On tourne en rond, on fait semblant, aussi bien à l’UCI qu’à l’ASO et on est convaincu que le public est naïf, aveugle, peut-être même sourd et muet et pourquoi pas attardé mental avec ça. Le problème, c’est qu’on a peur de dire la vérité, on craint le retrait des sponsors, la réaction du public. Le problème, c’est qu’à vouloir préserver le cyclisme en lui épargnant les coups, en simulant un redressement jusqu’à l’oubli, en jouant les hypocrites, bref, les instances officielles ont involontairement provoqué l’écroulement (du moins temporaire, espérons-le) de sa crédibilité.

 

Il n’y a plus qu’une solution : la révolution.

Il n’y a plus que cela à dire : la vérité.

 

Au mois de juin, en plein cœur de ma session annuelle d’accumulation d’excitation préparatoire en vue du Tour, je lisais un livre pompeusement intitulé Les merveilleuses histoires du Tour de France 1903-2003, écrit par un français au style vraiment horrible et insipide, un certain monsieur Brouchon. Un chapitre était consacré au dopage, au Tour de la honte, celui de 1998. Sur la page blanche, il était écrit : Le Dopage, et juste dessous, en plus petit et en italique, le cancer du sport. J’ai feuilleté jusqu’au chapitre suivant, qui, selon l’ordre chronologique, traitait de Lance Armstrong, et cette fois encore le sous-titre attira mon attention. C’était une citation :      « Le cancer est la meilleure chose qui me soit arrivée.»

 

D’accord. J’ai compris.  

July 14

Magnifique.

 
Linus était magnifique aujourd'hui. Je savais qu'il voudrait s'essayer sur cette étape: je l'avais repérée il y a déjà deux semaines en feuilletant les guides des étapes, je me suis dit qu'elle convenait tout à fait à Linus. Ça veut dire que je suis une « fine connaisseure » du cyclisme, selon l'expression de Louis Bertrand, qui qualifiait de «bien maline» la personne qui aurait pu prédire cette belle victoire du jeune allemand de la T-Mobile.
 
Donc je suis maline. Il me semblait que le profil d'aujourd'hui, avec la gradation dans les ascensions, la montée à Colombière et la descente finale vers le Grand Bornand constituait une étape idéale pour Gerdemann, compte tenu de ses capacités tout de même limitées de grimpeur, c'est-à-dire qu'il n'en est pas un pur, mais plutôt un rouleur qui sait grimper. D'ailleurs, son talent contre-la-montre, ainsi que sa bonne position aérodynamique lui ont permis de conserver et même d'augmenter son avance sur son plus proche poursuivant, Inigo Landaluze, qui, basculé au sommet de la Colombière à seulement 18 secondes, était pointé, à l'arrivée, à plus de 40 secondes de l'allemand.
 
Je me souviens de la première fois où j'ai entendu parler de Gerdemann. C'était en 2005, à sa première victoire professionnelle: il avait remporté la septième étape du Tour de Suisse seulement un mois et demie après avoir rejoint les rangs de la CSC. Les photos de sa victoire étaient particulièrement touchantes. Il affichait un sourire immense, contagieux, ses yeux bleus étaient comme enrayonnés de bonheur. Il avait réellement peine à croire qu'il avait gagné. C'était un peu la même chose aujourd'hui. Cette étape du Tour représente sa seconde victoire pro seulement, c'est dire! Je ne croyais pas qu'il fût possible que ses yeux soient plus illuminés, que son sourire soit plus heureux encore que ceux qui me l'avaient fait remarqué deux ans plus tôt. En ce qui concerne cela, j'avoue avoir eu tort. Linus était magnifique, bien plus magnifique qu'en 2005.
 
 
 
    
July 09

Confusion à Gand

De Dunkerque à Gand, aujourd'hui, il y avait du plat. Du plat, du plat, à l'infini.
 
Il y avait aussi trois affiches publicitaires, que le peloton n'a pas paru si pressé de rattrapper. Puis, rien d'autre. Le plat, la publicité, le peloton qui ne se mettait pas à rouler.
 
C'est seulement au troisìème kilomètre avant l'arrivée que l'étape est devenue intéressante: par malheur, c'est au drame que nous devons la chose. Une chute a devasté le peloton: plus d'une vingtaine de coureur sont allés à terre, dont le maillot jaune et mon nouveau sprinter fétiche, Mark Cavendish. Cette chute, survenue si près de l'arrivée, a vraisemblablement désorienté les quelques vingt coureurs qui ont pu lui échapper. Résultat: dans les rues de Gand, c'était la confusion totale. Les Quickstep étaient tellement dominants qu'ils ont tiré Boonen probablement un peu trop loin. Steegmans, le dernier pilote de la superstar belge, n'était pas encore crevé qu'il avait... franchi la ligne avant son leader. Confondant.
 
Boonen se dit heureux de la victoire de son coéquipier et compatriote, mais qu'en est-il réellement de sa situation mentale à présent? Il semble qu'elle doive essuyer, l'un à la suite de l'autre, deux coups très durs: d'abord la dominance de McEwen, fondu sur la ligne comme une balle de fusil après une chute et beaucoup d'efforts consentis afin de revenir sur le peloton, puis, la victoire de son pilote qu'il n'a même pas pu remonter.  
 
La plaine est ennuyante. Vivement jeudi.
 
 
 
 
 
July 08

« Robbie's Canterbury Tale »

 
 
Imaginez la verte campagne anglaise défiler à l'allure du peloton qui la traverse.
Ce peloton contrôle une échappée de cinq coureurs qui jouent à l'affiche publicitaire: à environ 26 kilomètres de la ligne d'arrivée, il n'en reste qu'un à rattrapper.
À 21 kilomètres, le sprinter qui avait placé le plus d'espoir en cette premìère étape, le brittanique Mark Cavendish, a littéralement chuté contre un spectateur, qu'il a aussi littéralement tenté de boxer après coup, mais qui, faute d'ennuis mécaniques et politiques (apparemment les commissaire n'ont pas apprécié son intérêt pour les sports de combat), il a dû se contenter d'une....troisième-avant-dernière place.
À 20 kilomètre, chute au sein du peloton: parmi les blessés notables, Robbie McEwen.
Tom Boonen entend tout ça dans l'oreillette et toute la Quickstep démarre. Les coéquipiers de McEwen se laissent glisser pour ramener leur leader. Ça roule à bloc.
 
Imaginez.
 
À 8 kilomètres, McEwen, tiré par Vansummeren et Vansevenant, a toujours 18 secondes de retard sur le peloton. La Quickstep met la gomme.
 
À 500 mètres, personne n'avait encore vu McEwen. Les trains Quickstep et Milram perdent leurs étages, Robert Hunter lance son sprint de beaucoup trop loin, perd de la vitesse, Vaitkus se retrouve face au vent, Boonen et Hushovd s'installent pour les 200 derniers mètres...
Et alors Robbie McEwen apparaît brusquement de l'arrière en une accelération surprenante de puissance, et ainsi propulsé, joue des coudes et d'habileté pour s'imposer royalement devant Hushovd et Boonen qui ne peuvent que s'incliner.
 
Imaginez l'émotion des coéquipiers. La déconfiture de Boonen. Puis le podium, et Robbie dessus, revêtu de vert.
 
De quoi écrire une séquelle aux Canterbury Tales?

Prologue: Sous le soleil de Londres

 
 
 
Le soleil a brillé sur Londres, aujourd'hui. Exprès pour le Tour.
 
Malgré l'ombre des démons qui s'agitent, les abcès qui ne cessent plus de crever, la solidité d'un sport qui se relève coup après coup, la perte de crédibilité, malgré l'hypocrisie, malgré les faisons-semblant...
 
Aujourd'hui brillait le soleil parce que c'est le Tour, et que même si on nous ne voulons ni ne devons oublier le mal qui le ronge, il ne faudrait aucunement négliger de le célébrer. Car vous savez, à la base, le Tour, c'est une grande fête populaire: c'est de cette origine à la fois intouchable et ingrate  qu'il tire son mythisme. Le Tour, comme l'a dit Foglia, c'est d'abord une affaire de ciel et de paysages; puis, comme l'a presque dit Lance Armstrong, c'est la plus jolie métaphore physique qu'on puisse imaginer pour figurer ce qu'est la vie. Et que devrait être la vie, sinon une infinie célébration de la Beauté?
 
Célébrons, donc. Rigolons par anticipation des couteaux qui voleront bas chez Astana durant les trois semaines à venir: c'est déjà 1-0 Klöden, gageons que Vinokourov - qui en a marre de jouer l'équipier de luxe pour le compte des Allemands - voudra ajuster le tir dès qu'il en aura la possibilité. Et pendant qu'on y est, marrons-nous à gorges déployées des déclarations du Kazakh concernant le docteur Ferrari.
 
Réjouissons-nous pour les jeunes: Gusev, Dekker, Vaugrenard, Contador, Bonnet, Gerdemann. Ils sont six dans les 25 premiers. Ce Tour, espérons-le, marquera l'avènement d'une nouvelle génération.
 
Seuls bémols à l'ouverture de cet Hymne à la Joie, les performances de David Millar et Bradley Wiggins, qui, malgré le fait qu'ils aient été l'objet des plus fervents encouragements, ont échoué dans leur quête de gloire en terre natale. Cela n'a pas ému Fabian Cancellara, qui s'est permis de planer littéralement au-dessus de tout le monde et même peut-être au-dessus du soleil, ce qui lui a valu de porter le jaune.
 
Et de recevoir une peluche en lion, malgré la disparition du Crédit Lyonnais.
 
 
July 06

Tour de France starts soon

lafrancaise.jpg
 
Plus que quelques heures.
Et le Tour sera commencé. 

Mon Tour de France, mes cerises, mes framboises, mon Bernard Vallet, mes annonces de David Veilleux.
 
Voici un jeu que je me propose: désigner un vainqueur pour chaque étape. 

- Prologue - David Zabriskie
- 1ere étape - Robbie McEwen
- 2eme étape - Tom Boonen 
- 3eme étape - Tom Boonen 
- 4eme étape - Robbie McEwen 
- 5eme étape - Juan Antonio Flecha 
- 6eme étape - Fabian Wegmann 
- 7eme étape - Linus Gerdemann 
- 8eme étape - Alexandre Vinokourov 
- 9eme étape - Paolo Savoldelli 
- 10eme étape - Thomas Voeckler 
- 11eme étape - Oscar Freire 
- 12eme étape - Jens Voigt 
- 13eme étape - Michael Rogers 
- 14eme étape - Fränk Schleck 
- 15eme étape - Haimar Zubeldiah 
- 16eme étape - Alexandre Vinokourov
- 17eme étape - Stefan Schumacher 
- 18eme étape - Sandy Casar 
- 19eme étape - Andreas Klöden 
- 20eme étape - Robbie McEwen

_______________________________________________________________________

Les maillots : 

Jaune : Andreas Klöden
Vert: Robbie McEwen 
À pois : sûrement pas P'tit Poulet. (Rasmussen) donc, ce sera... Igor Anton. 
Blanc: Linus Gerdemann. C'est certainement pas une opinion biaisée. 

_______________________________________________________________________

Le podium : 

1- Andreas Klöden
2- Fränk Schleck 
3- Andrej Kashechkin  

Nous verrons si je pourrai me lancer dans une carrière de voyante.
March 09

wie fühle ich

Under Orion's starry sky
I lie in the moonlit garden
Wondering where to cast my eye
For all that I see is heaven
Oh why does it have to end
I wish we could still pretend
You're near, just around the bend
In the gardens of Sampson and Beasley

Last time we were in this place
Your face had a certain sadness
And oh how I've wondered since
What you've done with all that sadness
Oh why did it have to end
I wish we could still pretend
Our love was around the bend
In the garden of Sampson and Beasley

Under Orion's starry sky
I lie in the moonlit garden
Wondering when I close my eyes
If I'll ever find my heaven
Oh why will it never end
These days where I still pretend
Our love just around the bend
In the gardens of Sampson and Beasley