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24 luglio

Le Tour sans Lance et autres histoires

 
Le Tour sans Lance
 
Le Tour ne sera plus jamais le même, maintenant qu'il est parti. Lance faisait partie du Tour, comme l'Alpe d'Huez, Pau ou les Champs Élysées. Mais les lieux ne s'effacent pas; les champions eux, doivent céder au temps. Or dans sa lucidité, Lance Armstrong ne laisse pas au Temps l'honneur d'un dernier challenge. Il tire sa révérence et quitte, non sans s'émouvoir, ce Tour qu'il a tant aimé. Il s'agissait bien d'amour. Il n'y a que l'amour pour dépeindre d'aussi belles histoires.
 
Le Tour sans Lance, donc, c'est la fin d'une histoire, une des plus belles, d'ailleurs. Ça laisse un vide, un vide éphémère, oui, mais un vide tout de même. Qu'on aime Armstrong ou non. L'absence de l'autre creuse toujours un vide dans le coeur de l'aimant, et comme j'ai dis, c'est une histoire d'amour. Le Tour aussi aime Lance.  
 
Quelle roue?
 
La presse - toujours aussi désagréable à son sujet, en général, - lui pose déjà des questions quant à son avenir. Il n'a même pas eu le temps d'y penser qu'on le lui rappelle. Gagnerez-vous le Tour, Jan, maintenant que Lance n'y est plus?  Comme s'il le savait ! Et puis, même si Lance n'y est pas... Il vient de flasher. Lance n'y sera pas. Jan sent la panique l'envahir, s'emparer de chaque fibre de son corps. L'effort qu'il doit déployer pour maintenir une apparence flegmatique est immense. Quelle roue, mon Dieu, suivra-t-il l'année prochaine !?! Lui qui croit encore que l'important, c'est de rester avec Lance, chaque seconde de la course, toujours avec Lance. Derrière qui devra-t-il rouler, maintenant qu'il s'en va? Comment, sans lui, rejoignera-t-il Paris? On n'est plus en 1997. Le Tour a changé.
 
La mort
 
Comment rêver d'une meilleure conclusion? Vino qui tient tête, toute hargne dehors, aux équipes des sprinters, qui se donne, entier, dans chaque coup de pédale, qui croise la ligne et n'y croit pas. Il vient de gagner l'étape. Lui seul pouvait le faire. Vino est ce coureur qu'on admire jusque dans ses mises à morts parce qu'il meurt chaque fois dans l'honneur d'avoir combattu, autant qu'on l'admire lorsque son courage lui vaut la victoire.
 
Avenir
 
Le jour se lève. Le Tour a perdu un héros, il en a gagné d'autres. De nouveaux temps, de nouveaux enjeux, un nouveau champion. Peut-être attend-t-il un soleil qui sera le sien.
23 luglio

Party d'adieux

Combien d'encre a-t-on donc fait couler pour annoncer et répéter à la planète entière la retraite du grand Lance Armstrong, combien d'encre pour pronostiquer toujours la même chose, sa victoire, combien pour critiquer son éternel rival Jan Ullrich? Combien de fois leurs noms furent-ils inscrits sur l'asphalte des routes du Tour pour les encourager? Combien de Tours, déjà? Ah oui, sept. Combien d'étapes? Vingt-deux. Il a gagné aujourd'hui, comme de raison. L'ultime cadeau qu'il s'offre sur ce perpétuel party d'adieux que fut le Tour cette année.
 
J'exagère, bien sûr. Lance ne serait pas d'accord avec moi pour dire que le Tour fut facile. Mais sa victoire donne une impression d'aisance, tant la fluiditié du coup de pédale ne fut jamais remise en question, on ne vit jamais une hésitation ou un rictus sur son visage. Jamais. Et puis le Tour l'a gâté! Les victoires d'Hincapie et de Savoldelli, inattendues mais tangibles, le contre-la-montre par équipe, le maillot jaune (lions en prime), voilà maintenant qu'il a eu son chrono. Il rayonnait, sur le podium. Il faut avouer que le jaune lui va bien.
 
Mais quand je pense que 23 secondes seulement séparaient Der Jan d'Armstrong... Si ça peut faire taire les critiques, au moins. Toujours la même chose; Jan Ullrich défaillant, l'Allemand perd encore le Tour, 58% seulement des Allemands croient aux chances d'Ullrich... Eh ben Jan s'en moque. Il a été le seul aujourd'hui à tenir tête à Armstrong. Basso suprenant au début avait commencé trop fort; on l'attendait là ou il a fini. 
 
Malheureux Rasmussen! Deux chutes, trois changements de vélo, une virage manqué... Après la démonstration, pourtant claire, de Zabriskie, le Tour a décidé de nous rappeller comment on peut perdre de vues nos rêves en quelques secondes. Le Tour est cruel à certains et généreux pour d'autres. '' A metaphor for life '', a déjà dit Lance Armstrong.
 
Et puis demain, c'est Paris. C'est une ère qui s'achève. Jan est content; Lance l'a invité à son party d'adieux.
22 luglio

On s'ennuie

Je regardais l'étape à la télé, accompagnée de ma ribambelle de frères et soeurs, de ma mère et de mon beau-père. En fait, on regardait distraitement. On a surtout parlé; il n'y avait pas grand chose à voir. On a parlé des maillots (les plus beaux: T-Mobile et CSC), des coureurs, des marques de vélo. On a imaginé plein d'histoires stupides qui mettaient en scène nos préférés. On regarde le Tour parce qu'on l'aime, mais pour être sincère, on s'ennuie un peu. On s'ennuie parce qu'on a pas eu de guerres. Juste de petites batailles sans réel suspense desquelles Armstrong sortait toujours vainqueur. On s'ennuie parce qu'il est toujours aussi straight.
 
À la fin, on a chacun choisi notre favori pour la victoire d'étape. Pour la première fois depuis le début du Tour, j'ai eu raison. Non c'est pas vrai j'avais choisi Vino quand il a gagné. Aujourd'hui je prenais pour Guerini, parce qu'il est des T-Mobile; c'était un choix sentimental, le rose étant ma couleur préférée...
 
Je regrette de ne pas savoir parler Allemand. Si j'avais su, j'aurais enregistré une cassette de motivation pour Jan Ullrich. J'aurais débité des trucs du genre: ''je dois vaincre Lance Armstrong'', ou mieux, '' si je ne gagne pas cette étape, je serai privé à vie de gâteau au chocolat''. Je lui aurais recommandé de l'écouter en se couchant ce soir, et demain sur le vélo. Je n'ai jamais caché que je souhaitais entendre Deutshland uber alles sur les Champs Elysées, mais mon rêve s'étant depuis longtemps envolé, je souhaite maintenant une autre chose difficle à réaliser: enlever à Armstrong la seule chose qu'il n'a pas eue sur ce Tour, une victoire d'étape.Vous pouvez tous rire de moi pour ce que je viens de dire, je sais, c'est desespéré, mais que voulez-vous, pour moi c'est Jan et personne d'autre.  
 
 
 
21 luglio

Jan Ullrich: au courage

Encore une double course. L'une à l'avant, pour la victoire d'étape, l'autre derrière, pour le classement général. Pour la troisième marche du podium. Peut-être pour la deuxième. Mais pas pour la première, ça non. D'ailleurs, elle n'est plus vacante depuis longtemps. Il faut dire que depuis les Alpes, Armstrong se l'est exclusivement reservée. Mais comme il fallait trouver une raison pour finir le Tour, on s'est tournés vers le podium.
 
1er tableau: 10 coureurs en échappée. Trois français, ça prouve encore leur envie. Une échappée, donc, un bon écart, 10 minutes environ. La victoire d'étape était au bout, mais pour un seul. Le groupe finit par s'attaquer, s'entre-déchirer. Un seul arrive au bout sans faillir, Marcos Serrano. Dans la dernière ascension, il arrive à faire crever Voeckler, qui semblait pourtant fringuant au pied de la côte, puis Vasseur et Merckx. Il passe seul la flamme rouge, regarde derrière; ils ne reviendront pas. Et il défile dans à Mende en savourant sa victoire.
 
Second tableau, même col. Mais pas la même bataille. CSC roule à bloc. On prépare une attaque, ça se sent. C'est toutefois Kashechkin, selon la tradition kazakhe implantée par Vino, qui lance les hostilités. Une fois Kashechkin reprit, Basso prend le relais. Ullrich ne va pas rester là, avec Rasmussen, alors que l'occasion de creuser l'écart se présente. Il monte vers la roue d'Armstrong, celle qu'il aime tant suivre. À la trilogie habituelle s'ajoutait aussi Evans, remis de ses malheurs d'hier, qui avait décidé ne ne pas laisser la chose se reproduire. Dans l'ascension, Ullrich lâché un instant revient au sein du club, au prix d'efforts payés par son courage. C'est qu'il tient absolument à voir le monde de la troisième marche, chose qu'il n'a jamais encore expérimentée.
 
Après la course, on a demandé à Armstrong qui il voyait pour l'accompagner sur le podium. Il a répondu: Ivan et Jan.
 
Si Lance le dit.
20 luglio

Discovery Channel: jamais assez

C'est ce qu'on s'attendait à voir, ou presque. Une échappée consistante qui soutire jusqu'à 25 minutes à un peloton endormi qui se repose après la montagne. 14 équipes étaient représentées à l'avant, on n'avait donc pas de raison de poursuivre. Et vu que personne n'en avait, l'écart a facilement grimpé. L'effort des derniers jours, la fatigue accumulée ont forcé les coureurs à un jour de repos fictif; on essayait de récupérer en vue des prochaines étapes. Le peloton roulait, massif et léthargique, jusqu'à ce que les T-Mobile prennent la poursuite en main.
 
Une ascension jalonnait la fin du parcours, une côte de 3eme catégorie dont on n'attendait pas de scène, surtout pas avec une échappée ayant déjà passé la ligne d'arrivée! Faut croire que les T-Mobile avaient envie d'action. Peut-être qu'ils s'ennuyaient. Aux attaques d'Ullrich et Vinokourov, seuls les plus vigilants ont pu réagir. Le peloton surpris s'est disloqué puis éparpillé tandis qu'à l'avant, on conservait l'allure. Ullrich attaque depuis qu'il a apprit. Faudrait maintenant lui apprendre quand et où. Vino, lui, c'est sans appel, il adore ça. Ils ont sans doute essayé de distancer Rasmussen; l'effet de surprise aurait pu être considérable, pensons seulement à Evans, qui a perdu sa 7eme place au profit du Kazakh. En fait, on ne peut pas leur reprocher d'avoir tenté quelque chose, d'autant plus que ça a mis un peu de piquant à la course. (Qui en manquait sérieusement)
 
Discovery s'en paie une autre
 
Qui s'attendait à voir Paolo Savoldelli, double vainqueur du Giro, coéquiper de Lance Armstrong se glisser dans une échappée sur une étape comme celle-là? Pas moi en tout cas. Certes, une fois dans l'échappée, il avait toutes les chances de gagner. Quand on a gagné deux fois le Tour d'Italie, on a de bonnes jambes, on tient, on gagne aussi. Il a gagné bien sûr. Et Armstrong était content. De plus, en plaçant deux hommes en tête de course (Rubiera y était aussi), les Discovery saississent la première place du classement par équipe, 37 secondes devant la T-Mobile. Irritant.    
 
19 luglio

Du concret

''J'estime être le vainqueur moral de cette étape'', affirmait Oscar Pereiro dimanche après la victoire d'Hincapie à St-Lary-Soulan. '' J'ai dis à George de prendre des relais, mais il n'a jamais voulu. Quand on a l'intention de s'adjuger la victoire d'étape, on doit d'abord collaborer.'' Une victoire morale ne convenait cependant pas à Pereiro, qui avait férocement envie de quelque chose de concret. Aujourd'hui, l'Espagnol s'est vu récompensé; ayant livré bataille courageusement tout au long de l'étape, généreux dans l'effort, mais sûr de ses capacités, il était concentré sur ce succès qu'il prenait pour un dû. De tous ses compagnons d'échappée, trois réussissent à le suivre jusqu'à la ligne d'arrivée sur laquelle il s'impose au sprint. 
 
Le peloton a vu aujourd'hui la fin des terribles étapes de montagne sur un parcours où dominaient deux ascensions, le Marie-Blanque et l'Aubisque. Ces cols n'ont toutefois pas connu d'explications majeures, malgré les attaques et les stratégies douteuses des T-Mobile. Un jour, peut-être, quelqu'un m'expliquera le bien fondé de la tactique, mais jusque-là, je m'en tiendrai à trouver insolite le fait qu'Ullrich et Klöeden ramènent eux-même le peloton sur Vinokourov, leur propre coéquipier.
 
Les Français se montrent de plus en plus impatients de remporter une étape. Chaque jour, ils sont représentés à l'avant, dans des échappées à long cours qu'ils n'arrivent pas à tenir jusqu'au bout. Demain, on dit que c'est une étape pour eux. Une étape pour baroudeurs. Les Français n'ont pas les moyens de gagner le Tour, mais ils animent la course sans relâche avec une envie réelle de succès. Et si le succès leur souriait demain?
 
 
17 luglio

Discovery Day

Durant les semaines précédant le Tour de France, Lance Armstrong répétait à qui voulait l'entendre qu'il venait avec l'intention de ''savourer'' chaque instant de sa dernière course. Eh bien le Tour ne pouvait pas faire lui faire plus beau cadeau que la victoire de son ami et fidèle lieutenant George Hincapie. Quand ils se sont retrouvés, après leurs arrivées respectives, ils exultaient l'un autant que l'autre et il aurait été bien difficile de déterminer lequel des deux était le plus heureux de la tournure des événements.
 
Lance Armstrong étant Américain, pire, Texan, il ne fait pas exception à la règle et possède lui aussi ce goût pour le spectacle qui caractérise tant de ses compatriotes. Le goût de faire les choses en grand. C'est son dernier Tour, ça mérite d'être souligné, non? Eh ben, oui, et comment! Une victoire au contre-la-montre par équipe, deux maillots distinctifs, un pour lui-même, l'autre pour Popovych et voilà que se rajoute la belle victoire d'étape de son meilleur ami... Il ne manque plus qu'il remporte le contre-la-montre à St-Etienne, ce serait la cerise sur le gâteau. Mais je crois que le Tour serait trop gentil de le lui offrir.
 
Mettons de côté un instant Mr. Armstrong. Basso a effectué de très belles ascensions aujourd'hui et s'est pratiquement assuré de la deuxième place en réléguant Ullrich à 1min 24. Quant à ce dernier, il a dû limiter la casse une fois de plus après avoir été lâché par une attaque rapide de l'Italien. Vino a encore joué au Kamikaze; c'est lui une fois de plus qui s'est chargé de lancer les hostilités. Rasmussen, pas trop de dommage, mais il perd un peu sur Ullrich. De toute façon, l'Allemand fera certainement un meilleur contre-la-montre, alors, pas de danger. Ne décourageons pas, il reste du suspense! On ne sait toujours pas qui va gagner le maillot vert, la course est plutôt serrée.. Non, je sais, je déconne. Je me disais qu'il fallait garder espoir mais...Bon, faut se rendre à l'évidence. Le Tour est fini.   
 
 
16 luglio

À la hauteur

Je n'y ai pas cru. Je me suis presque pincée pour vérifier si je n'étais pas en train de rêver. Avais-je mal vu? Ce ne pouvais être possible, mes yeux me jouaient des tours... Je me suis rendue à l'évidence. Ullrich avait attaqué. Je ne savais pas qu'il savait faire, pire, je pensais qu'il ne connaissait même pas la définition du mot! Eh bien. Quelqu'un lui a sûrement offert un dictionnaire, et pour se consoler de Courchevel, il a lu tous les A. Il y a trouvé ''attaque'' et a enfin compris ce que ça voulait dire. Ehm... Je devrais arrêter de débiter autant de conneries...
 
Trêve d'absurdités, quelle étape! D'abord la stratégie intelligente des T-Mobile pour isoler Armstrong, puis les multiples  attaques de Basso, les tentatives d'Ullrich, celles de Vino, un peu kamikaze, pour faire exploser les autres avant d'exploser lui-même. Et Armstrong, toujours aussi sûr de lui, qui prouve une fois de plus qu'il y a lui...et les autres. Le corps à corps qu'on attendait, la bataille, on l'a eue. Une fois les hostilités lancées, les favoris ont lâché prise un à un, Vinokourov, Mancebo, Kloeden, Rasmussen, Landis, Leipheimer...Ne resta plus que le trio ultime et du suspense. Armstrong, Basso, Ullrich. (en ordre alphabétique, en plus! ) À la flamme rouge, l'Allemand cède le premier, puis Basso, à 50 mètre de la ligne. Et Armstrong ne prend pas la première place, mais la deuxième, parce qu'avec tout ça, on avait oublié que devant, Georg Totschnig, échappé depuis le kilomètre 7, avait franchi la ligne une minute plus tôt.
 
Conclusion: j'adore les Pyrénées.
 
 
15 luglio

Relance.

Je trouvais le mot approprié. Avec la victoire de Robbie McEwen, sa troisième sur le Tour cette année, la course au maillot vert est relancée, et plus que jamais serrée, ce qui est surtout dû à l'abandon de l'ex maillot vert Tom Boonen. Depuis, l'Australien n'a plus de bâton dans les roues; il l'a prouvé aujourd'hui en remportant facilement un sprint-éclair (73, 5 km/h), devançant O'Grady d'environ trois-quart de vélo. Thor Hushovd? 5eme.
 
L'échappée du jour,-- il en fallait bien une -- était composée de 5 hommes: Chris Horner, Juan Antonio Flecha, Thomas Voeckler, Carlos Da Cruz et Ludovic Turpin. Ils avaient compté jusqu'à 9 min 20 s d'avance avant de voir l'écart se réduire sous l'impulsion des Davitamon-Lotto, qui ont fait un travail incroyable pour leur leader. Sous la bannière des 15 kilomètres, ils aperçurent déjà derrière eux le peloton qui tentait tant bien que mal de limiter les contre-attaques. Sylvain Chavanel porta le bon coup et Chris Horner réussit à prendre sa roue. Malheureusement, à 500 mètres de l'arrivée, ils virent les sprinters fondre sur eux et perdirent toute chance de victoire d'étape.    
 
Après la perte de son maillot vert Tom Boonen hier, le Tour a perdu une autre de ses têtes d'affiche en la personne d'Alejandro Valverde. Le maillot blanc a effectivement mis pied à terre au ravitaillement en raison d'un problème au niveau du genoux. Dommage. J'aurais aimé voir Armstrong lui courir après dans les Pyrénées.
14 luglio

Un français pour la France

Ça en devient coutumier, presqu'une habitude. Le 14 juillet, fête nationale de la France, les enfants de la patrie font des pieds et des mains pour offrir à leur pays une victoire d'étape. C'est une façon comme une autre d'honorer son nationalisme, je suppose. David Moncoutié a honoré la ''tradition''. Inspiré par son drapeau tricolore, il a traversé la ligne d'arrivée seul en tête, sous les applaudissements de ses compatriotes. Il ne manquait que La Marseillaise en musique de fond.
 
Après les Alpes, le peloton se repose. Les meneurs, surtout, en attendant les Pyrénées. Armstrong a soigneusement choisi son échappée et l'a laissée filer. Puis, ça s'est joué entre les fuyards. Moncoutié, bon grimpeur, a creusé l'écart dans les deux derniers cols. Ses poursuivants, plus préoccuppés à s'attaquer entre eux qu'à le chasser, n'ont pas réussi à le rattrapper. Encore une fois, donc, on a suivi le scénario.
 
La vraie surprise du jour a été le désistement de Tom Boonen, maillot vert jusqu'à maintenant, qui a dû laisser son bien entre les mains de Thor Hushovd malgré lui. Le sprinter belge, victime de multiples chutes, était trop mal en point pour poursuivre la course, ce qui est fort malheureux étant donné les circonstances. La joute pour le maillot vert se jouera maintenant entre Thor Hushovd, Robbie McEwen et Stuart O'Grady. McEwen est le candidat le plus probable.
 
 
13 luglio

''L'orgueil du champion''

Défaillant hier dans l'ascension de Courchevel, le visage crispé et le maillot ouvert, Alexandre Vinokourov avait concédé 5 minutes à Lance Armstrong. Décevant, oui, mais Vino n'est pas du genre qu'on écrase. C'est l'orgueil, la fierté qui ont donné des jambes au Kazakh de Courchevel à Briançon, au défi de 3 cols imposants, jusqu'à l'arrivée où il arrachera la victoire d'étape avec tout le panache dont il est capable.
 
Sur une attaque d'Oscar Pereiro, à laquelle Vino avait répondu sans hésitation,6 coureurs se sont échappés d'un peloton déjà réduit. C'était dans la Madeleine, le premier col de la journée. Au sommet, il n'y avait déjà plus que quatre coureurs. Le Télégraphe n'a fait qu'épurer la situation, ne laissant que Botero et Pereiro dans la roue de Vinokourov. Le Galibier a fait craquer Pereiro. Botero a quant à lui décidé de grimper à son rythme; Vino était seul devant. Passant en tête au sommet après une superbe ascension, il se fait cependant rattrapper dans la descente par Botero, qui est meilleur descendeur que lui. Une collaboration exemplaire leur permettra de parcourir les 25 derniers kilomètres ensemble tout en ne perdant pas trop de temps sur le groupe Armstrong. Au sprint, le Kazakh s'impose devant le Colombien, s'offrant une victoire d'étape spectaculaire, compte tenu de ses problèmes de la veille et de l'effort déployé. Le plus beau, c'est qu'il réussit à prendre 1min 35 sur le leader Américain, comme quoi il n'est pas encore tout à fait hors jeu.
 
Discovery Channel: à nouveau sans faille
 
Les buanderies étaient certainement fermées à Briançon aujourd'hui car Armstrong n'a pas fait de lessive. Bien calé dans la roue de ses coéquipiers, le Boss s'est laissé emmener vers la ligne d'arrivée, contrôlant au besoin l'écart qui le séparait d'Alexandre Vinokourov, qui même à 6 minutes, doit demeurer sous surveillance. Pas de lessive, donc. Il n'y avait peut-être pas de linge sale. C'est vrai qu'Ullrich est déjà loin, Klöeden aussi, Basso n'est pas tellement dangereux. Mancebo, Valverde, Rassmussen? Au contre-la-montre, ils ne sont pas menaçants. Ils étaient effrayants, aujourd'hui, les Discovery. Au bout du Galibier, ils étaient encore 5! Armstrong n'a pas besoin d'attaquer pour montrer sa supériorité. Lui et son équipe sont toujours impeccables. Des machines. (À laver, bien sûr)
12 luglio

Courchevel

On était habitués aux coups de marteau de Lance Armstrong, à sa façon calculée d'assommer le Tour, de le dominer. Mais s'attendait-on à un coup aussi puissant, dès la première étape de montagne?
 
Déjà, dans la première ascension, des têtes d'affiche telles que Iban Mayo ont été larguées par un peleton effectuant une première ''sélection''. Dans la montée vers Courchevel, cependant, bien peu résisteront au rythme infernal imposé par les Discovery Channel. Ils étaient quoi, entre 50 et 60 coureurs au pied de l'ascension finale? Il ne seront que 3 à réussir à suivre le sextuple vainqueur de la Grande Boucle; Mikael Rasmussen (le maillot à pois ), Francisco Mancebo et Alejandro Valverde.
 
Alors qu'un par un, ses coéquipiers s'écartent, il reste moins d'une vingtaine de coureurs dans le groupe Armstrong. Le dernier lieutenant de l'Américain, le jeune Yaroslav Popovych, place une attaque défoncée et s'écarte aussi. Le groupe s'épure encore. Vino s'accroche, Ullrich est là, Basso, Klöeden... Mais bien vite, sous l'impulsion forcenée d'Armstrong, Vinokourov lâche prise. Ullrich est à bout, Klöeden se laisse glisser pour lui prêter main forte. Basso sera le dernier à prendre le large. À l'arrivée, Valverde sera le seul à pouvoir prendre la roue du Boss, qui, bon joueur, lui accorde la victoire d'étape. Impressionnant, ce Valverde. On ne l'attendait pas là, mais c'était une joie de l'y voir.
 
Dans l'accélération qui signerait l'arrêt de mort de tous ses adversaires, Lance devait penser : ''Alors Jan, t'as entendu les cloches ? '' En effet, le glas venait de sonner pour Jan Ullrich. 
10 luglio

Rasmussen: un tour de force

167 kilomètres d'échappée, dont 85 en solitaire. Il a empoché au passage 56 points du Grand Prix de la Montagne: le maximum disponible! Pour cela, il a basculé en tête au sommet de chacun des cols et il y en avait 6 aujourd'hui; quatre de troisième catégorie, un de deuxième, le Grand Ballon, et un de première, le Ballon d'Alsace. La cerise sur le gâteau? Il ne s'est jamais fait rattrapper par ses poursuivants, pourtant tous deux d'excellents rouleurs, et a franchi l'arrivée 3 minutes en avance sur eux, 6 minutes avant le peloton! Parions qu'il aura droit ce soir a un verre de champagne! Quoi que chez Rabobank, dont Rasmussen fait partie, on doit avoir fêté souvent  cette semaine. D'abord le maillot à pois de Dekker, puis de Karsten Kroon et ensuite celui de Rasmussen avec en prime une victoire d'étape. L'équipe néerlandaise est exactement là où on l'attendait: à l'attaque.
 
Lance Armstrong a aujourd'hui cédé son maillot jaune à Jens Voigt. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce qu'il était en difficulté. Non, simplement, il en avait sa claque des lions en peluche. Avant Courchevel, Armstrong voulait reposer son équipe. La perte du maillot entrait dans ses plans, même si je crois qu'il aurait préféré le perdre avant. Voigt n'est pas dangereux en haute montagne, mais il appartient aux CSC... Échappé avec Moreau, Landaluze, Vicioso, Zandio et Moos afin de poursuivre Rasmussen, Voigt a été le seul à pouvoir suivre les accélérations de Christophe Moreau -- en pleine forme celui-là -- dans le Ballon d'Alsace. Les autres ont été ravalés par le peloton mené par Discovery, qui ne voulaient pas laisser trop d'avance à Voigt, deuxième au général au départ de l'étape.
 
L'état de santé du Boss n'a pas été testé aujourd'hui, au contraire de ce qu'on s'attendait après l'avant-goût d'hier. Les Discovery semblent avoir réintégré la forme; seulement Padrnos et Noval ont été distancés et ont fini dans un grupetto avec 19 minutes de retard. Autre détail, Jan Ullrich a été victime d'une chute mais ne souffre que de légères blessures au genoux gauche.
 
 
 
09 luglio

Mode Offensif

Armstrong esseulé? Pas croyable, et pourtant si ! C'était dans le col de la Sclucht (2eme catégorie), à seize kilomètres de l'arrivée à Gérardmer. Le parcours plus accidenté que les jours précédents favorisait les échappées et comme de raison, le peloton fut très nerveux, surtout que quatre cols de quatrième catégorie relevait le profil du début de l'étape. Plusieurs tentatives d'évasion furent effectuées, rattrappées par un peloton aux ordres des Discovery Channel qui veillaient à choisir une échappée qui leur conviendrait. George Hincapie tenta une attaque, suivi par quelques coureurs, et réussit à faire un bris. Cependant, les T-Mobile n'allaient pas laisser filer un gars comme Hincapie, 2eme au général, homme d'expérience mais surtout dangereux lieutenant d'Armstrong. Les 9 T-Mobile ont tiré, y compris Jan Ullrich et Alexandre Vinokourov. Déjà, les sprinters et d'autres coureurs épuisés furent rélégués en queue de peloton, tandis que l'équipe Allemande effectuait la jonction. 
 
Un groupe de 7 coureurs prit la fuite et anima l'étape jusqu'au pied du Col de la Sclucht, où le peloton, ou ce qu'il en restait, les rattrappa. Cependant, un des échappés avait attaqué et prit une avance; il s'agissait de Peter Weening. Celui-là n'avait plus que quelques secondes d'avance. Derrière lui se jouait la première vraie scène de ce Tour de France. Armstrong était seul, tous ses coéquipiers avaient été distancés dans la montagne. Les T-Mobile avaient en main leur puissant trio, Basso était là, Landis, Botero, pour ne nommer que ceux-là, presque tous y étaient, dans ce peloton décimé qui n'avait conservé que les meilleurs. Vinokourov attaqua le premier, offensif, relayé par Christophe Moreau, puis par le jeune Alejandro Valverde. Ullrich se calait dans la roue de son rival Américain, qui, ne pouvant faire sonner la garde, devait recoller les tentatives d'échappées. Ullrich accélèra un peu,vint se placer devant Armstrong; Kloeden attaqua. Barré par Jan, Lance ne pouvait se lancer à sa poursuite. Au sommet du col, Kloeden rattrappa Weening, qui avait survécut malgré les circonstances. Les deux entamèrent la descente pour joindre la ligne d'arrivée où Weening battit Kloeden au sprint par 4 millimètres (!!!), 27 secondes avant le groupe Armstrong.
 
J'ai l'impression que le tandem Ullrich-Vinokourov pourrait faire exploser le Tour dans les jours qui suivent . En fait, c'est le tempérament de Vino qui manque à Ullrich. Mais, on ne sait jamais, si le Kazakh décide de lui mettre un bon coup de pied dans le cul, peut-être se décidera-t-il à attaquer. Et s'il sont relayés par Basso, Landis, Botero, Mancebo, Mayo et d'autres, qui sait... En tout cas, c'est de bon augure.  
    
08 luglio

Question d'honneur

Un crochet en Allemagne. Voilà ce qui a suffit à Fabian Wegmann pour s'imaginer arriver en vainqueur dans son pays, sous les applaudissements délirants de ses compatriotes. Question d'honneur. Enfin... Il n'a pas gagné l'étape, mais il a raflé tous les points du Grand Prix de la Montagne au cours de son épopée solitaire, ce qui lui a permis de s'emparer du maillot à pois. De plus, il a reçu la mention de combativité.
 
Au départ de l'étape, à Lunéville, les Allemands avaient les fourmis dans les jambes, excités de retrouver l'air du pays. On s'attendait à les voir attaquer. C'est dans la première ascension que Wegmann a prit la fuite, accompagné de Robbie McEwen, ce qui a quelque chose d'insolite. Après 11 kilomètres de route commune, McEwen a abandonné l'effort et s'est laissé joindre par le peloton, son compagnon devant continuer seul. Le peloton lui a laissé le temps de saisir son moment de gloire en le laissant entrer seul dans son Allemagne natale avant de le ravaler 20 kilomètres plus loin.
 
À Karlsruhe, on attendait un sprint serré entre Boonen et McEwen. C'était sans compter le mauvais jour dans lequel se trouvait le Belge. Affaibli par une chute en début de course et par deux sprints intermédiaires disputés contre Thor Hushovd, il a dû concéder la victoire à son rival, en se contentant lui-même de la 7eme place. D'autant plus qu'il a été légèrement ralenti par la chute de Galvez et Furlan dans les 200 derniers mètres...
 
Cependant, les résultats annoncent du suspense jusqu'à Paris car l'écart séparant les deux sprinters a dimininué considérablement, malgré le déclassement de McEwen à Tours. La rivalité amicale entre Robbie et Tom est toutefois une question d'honneur. En fait ils se disputent le titre de ''sprinteur-le-plus-rapide-au-monde''. Histoire de faire mordre ses bas à Pettachi. Les absents ont toujours tort, comme dit le proverbe.  
 
07 luglio

Mengin y avait cru

Enveloppé dans un imperméable noir qui recouvrait son maillot doré, Lance Armstrong s'est écrié: ''C'est une sale journée!'' Christophe Mengin doit être plutôt d'accord; c'est la cruauté du sort qui lui a arraché la victoire aujourd'hui. Une chute stupide. Il a glissé dans la dernière courbe qui le séparait d'une victoire d'étape chez lui, à Nancy. Il avait tout donné, il y était presque, et puis... Le destin a un sens de l'humour plutôt amer.
 
Il pleuvait depuis le départ, d'une pluie fine mais glaciale, le genre qui gèle jusqu'aux os. Il faisait 13 degrés. En fait, ce fut une étape plutôt déprimante pour certains coureurs, qui n'ont pas trouvé la force de tenir le coup jusqu'à l'arrivée.
 
Mengin avait attaqué seul au 23eme kilomètre. L'Italien Gerosa l'a rejoint, bientôt imité par Kroon, Augé et Kirsipuu. Les cinq échappés ont menés une course solide en tête avant d'être pris en chasse par un peloton toujours commandé par Quickstep et Davitamon-Lotto. Mais Mengin y croyait. Les autres ravalés peu avant la flamme rouge, il a continué seul, survivant aux contre-attaques de Vinokourov (!) et Bernucci, avant de tomber bêtement sur l'asphalte mouillée. Vinokourov a failli y passer. Bernucci a flairé la bonne affaire et a passé la ligne en vainqueur. Suffisait d'être au bon endroit au bon moment.
 
 
06 luglio

Impeccable.

Un sprint impeccable. Impeccable, dis-je, immaculé. McEwen a tenu la roue de Boonen jusqu'à quoi, 50 mètres de l'arrivée ? Puis, il est remonté sur son flanc et a jeté son vélo sur la ligne dans un violent coup de rein, devançant le belge par 3/4 de roue. Une belle revanche pour l'australien, qui, à cause d'une erreur tactique dans la deuxième étape et d'un déclassement à la troisième se retrouvait loin derrière son rival dans la course au maillot vert. Mais le duel est relancé. McEwen a tenu à avertir la Quickstep que leur sprinter n'était pas imbattable. Et la leçon a été si bien donnée qu'elle ne risque pas d'être oubliée.

 

Comme les deux étapes de sprint précédentes, la course a été marquée par une échappée, beaucoup plus morne cette fois, et les coureurs ne semblaient pas trop s'entendre. Juan Antonio Flecha s'était détaché du peloton très tôt, puis a été rejoint par un groupe de poursuivants, composé de Bodrogi, Commesso et Carlström. Les quatres hommes ne semblaient pas y croire, suspicieux les uns des autres. Ils ont été ravalés par un peloton emmené par Quickstep et Davitamon-Lotto à 11 km de Montargis, la ville d'arrivée.  Flecha a été nommé combattif de la journée.

 

Aujourd'hui, les favoris se sont tenus à l'avant du peloton. On a vu les Discovery, les T-Mobile et même les CSC pointer le bout de leur nez en tête. Il pleuvait, la route était sans doute glissante et on ne voulait pas chuter. Ullrich n'a pas lâché Armstrong d'une semelle. Parlant d'Ullrich, il devrait s'inspirer de McEwen. Un comeback ne lui ferait pas de tort et puis, il faudrait qu'il mette à exécution ses déclarations du genre ''je vais me battre''...

 

 

05 luglio

Tous K.O., version Armstrong

C'est fini. Pourtant, pour quelques minutes, on a cru que ce ne le serait pas définitivement, on a eu une lueur d'espoir. Au premier chrono de ce contre-la-montre par équipes, T-Mobile et Discovery ont fait exactement le même temps, 9 secondes derrière Liberty Seguros Team. Et pourtant... Décrochée, la T-Mobile. Décrochés Jan Ullrich et Kloeden, décrochés les Landis, Botero, de chez Phonak, qui ont obtenu une cinquième place décevante. Basso n'est pas dans le coup, malgré la superbe prestation des CSC, qui sont presque parvenus à arracher la victoire pour deux petites secondes. Ils sont tous K.O. Et ils sont cinq Discovery Channel dans les 10 premières positions du classement général. Le Boss a reprit ses couleurs. Hincapie, son propre coéquipier est deuxième. Jens Voigt de chez CSC est troisième, mais déjà à une minute quelques et c'est pas sérieux...
 
Il y a une une chute. C'était Zabriskie, le maillot jaune. À deux kilòmètres de la fin, le spécialiste du contre-la-montre chez CSC frôle une roue et tombe. Il s'est pas manqué. Le maillot tout déchiré, noir d'asphalte,le coude en sang, les flancs aussi, le cuissard en lambeaux, il est quand même remonté sur son vélo et il a fini l'étape tout seul. De son genoux blessé, le sang dégoulinait le long de sa jambe. En fait Zabriskie n'a pas chuté qu'une fois, mais bien deux. Parce qu'au classement général, il a dégringolé du premier au neuvième rang. Demain, on le reverra en rouge et noir, avec en prime des bandages partout.
 
Deuxième coup dans la gueule pour Jan, donc. Est-ce qu'il va s'en remettre? C'est vrai qu'aujourd'hui, ça a dû faire moins mal... Les T-Mobile n'ont pas été mauvais (3eme position) , et Jan a dirigé le tout d'une main de maître. Pas à l'égal d'Armstrong, non. Mais mieux que samedi.  
04 luglio

Doublé pour Boonen

Ce fût une étape discrète, comme elles le sont toujours en début de Tour, en dépit des arrivées spectaculaires qui les soldent presque invariablement. Le peloton roulait, massif, pas trop dérangé par l'échappée pourtant solide qui faisait son numéro devant. Trois hommes, Dekker, Bertogliati et Portal, ont animé la course, ravalés seulement à 2 km de la fin. On a eu droit à une touche de suspense, à deux kilomètres, imaginez, et avec un gars tel que Dekker, il pouvait bien se produire des miracles. Ce fut une bonne journée pour celui-là d'ailleurs;il a reçu un prix de combativité pour sa prestation dans l'échappée et il a raflé le maillot à pois pour 1 point à Thomas Voeckler, qui a tout de même défendu son bien lorsqu'il en a eu l'opportunité. 
 
Tout le monde attendait le sprint, à l'arrivée. On a été gâtés, c'est pas croyable ce qu'il était excitant! Paniquant aussi, pour certains dont Robbie McEwen, qui ne doit pas mais pas du tout être de bonne humeur! C'est Boonen qui l'a remporté; il l'a eu moins facile qu'hier, mais il l'a eu tout de même, réalisant un superbe doublé. Deux étapes en deux jours, ça rappelle une autre histoire. Deux classiques en une semaine et on se souvient pour qui... 
 
Il était décontracté, le belge, à l'arrivée. D'un calme désarmant. Ce ne devait pas du tout être la même chose du côté de son principal rival, l'australien McEwen. Celui-là doit être déçu, d'autant plus qu'il a été déclassé. (Il avait fini 3eme et a été relégué 186eme). C'est d'ailleurs l'anectode du jour: il a dû quasiment se coucher sur l'épaule de son compatriote Stuart O'Grady, probablement pour voir la ligne d'arrivée, je ne sais pas, après un coude à coude relativement serré. McEwen a pourtant failli l'avoir, il l'aurait sans doute remporté sans Boonen, qui lui a pratiquement barré la route en une accélération.
 
Pour ce qui est des classements, il n'ont pas changé, sauf celui pour le maillot à pois, qui s'est trouvé un nouveau porteur en la personne d'Erik Dekker. On a suivi le scénario, quoi.
 
03 luglio

Bravo Thomas!

Ça fait du bien de revoir le sourire plein de lumière du français Thomas Voeckler, premier maillot à pois de ce Tour de France. Thomas avait à coeur de ne pas décevoir ses supporters; il faut dire qu'après ses 10 jours de gloire en 2004, il ne voulait pas avoir de regrets pour cette année. Qui plus est, il était chez lui, en Vendée et ce n'était pas un objectif sournois que celui de Jean-René Bernaudeau; mettre à l'évidence ses coureurs Bouygues Telecom, l'équipe locale et si possible aller chercher une victoire d'étape. Pas d'étape, mais un maillot à pois, une belle tentative du meilleur français jusqu'ici Walter Bénéteau et un top 10 à l'arrivée avec Jérôme Pineau. Belle journé, donc, pour les Vendéens. En plus, il faisait vraiment beau, aujourd'hui!
 
L'échappée qui a placé Voeckler en vue durant 160 km a vu le jour autour du 15eme kilomètre. C'est le français Calzati qui a lancé l'attaque. 14 coureurs ont tenté de suivre, mais 4 seulement se sont bel et bien détachés: Voeckler, Calzati, Bodrogi et Canada. Ravalée à seulement 6 km de l'arrivée, l'échappée a tout de même bien tenu grâce à une collaboration exemplaire des quatre hommes  qui ont tout juste eu le temps de disputer les premiers points du classement de la montagne.
 
CSC avait tiré pour Zabriskie sur une bonne centaine de kilomètres avant que les équipes de sprinters, notamment Quickstep, Davitamon-Lotto et la Française des Jeux, n'impriment un rythme plus rapide pour revenir sur les fuyards et préparer la victoire probable de leurs coéquipiers respectifs. Tout ça s'est soldé par un puissant sprint remporté par Tom Boonen devant Hushovd et McEwen.
 
Pour revenir à Thomas, aucune chance qu'il conserve son joli maillot au delà des étapes de moyenne montagne. Par contre, il peut goûter quelques jours à l'euphorie de porter un maillot distinctif - ce qu'il connaît bien, d'ailleurs...